25 ans après le 11 septembre : le désastre de la “guerre contre le terrorisme” 16/09/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/09/P9-2_Ground_Zero_le_26_septembre_2001_C_LENNIE_FALCON__DPA__DPA_PICTURE-ALLIANCE_VIA_AFP.jpg.420x236_q85_box-0%2C61%2C800%2C510_crop_detail.jpg 2026-09-16

Dans le monde

25 ans après le 11 septembre : le désastre de la “guerre contre le terrorisme”

Le 11 septembre 2001, deux avions de ligne étaient détournés par des terroristes liés à Ben Laden et Al Qaida pour aller s’écraser sur les tours du World Trade Center à New York.

Illustration - le désastre de la “guerre contre le terrorisme”

Cet attentat fit 3 000 morts directs. Les tours s’écroulèrent sous les yeux éberlués du monde entier.

Cet attentat épouvantable n’éclatait pas dans un ciel serein. Ben Laden avait d’abord été un allié de l’impérialisme américain quand il s’agissait d’armer des combattants islamistes contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980. Mais la guerre contre l’Irak en 1991 et plus généralement toute la politique américaine et occidentale dans le monde et en particulier au Moyen-Orient avaient entraîné la naissance de groupes se présentant comme des opposants à cette domination impérialiste, tout en agissant pour leurs propres intérêts politiques très loin de ceux des peuples. La misère engendrée par cette domination créait le terreau sur lequel ils pouvaient recruter.

Les gouvernements des États-Unis, dans la foulée de cet attentat et de l’émotion suscitée, déclarèrent « la guerre au terrorisme ». Dès octobre 2001, ils débarquaient en Afghanistan sous prétexte de capturer Ben Laden, ne réussissant à l’assassiner qu’en 2011, et chassèrent le régime des talibans. Deux ans plus tard, ils bombardaient l’Irak une nouvelle fois et décidaient d’une intervention terrestre pour abattre le pouvoir de Saddam Hussein.

Cette prétendue guerre au terrorisme que les dirigeants américains avaient enclenchée n’était que le nouveau nom donné à leur lutte pour maintenir leur domination. Elle ne fit qu’accentuer le chaos dans le monde.

Rien qu’en Irak, les États-Unis armèrent une multitude de milices concurrentes et tentèrent de mettre sur pied un régime à leur botte. Celui-ci n’eut jamais la stabilité suffisante pour gouverner et contrer ces milices. L’une d’entre elles devint des années plus tard l’État islamique, Daesh, et put fonder un califat dans une partie de l’Irak et de la Syrie, faisant régner une terreur innommable sur les populations qu’il dominait. Après 2014, les États-Unis intervinrent militairement contre celui-ci, semant de nouveau la désolation durant cinq longues années. Qui sait quelle nouvelle organisation terroriste est en train de naître dans les décombres et la misère laissées dans la région ?

En Afghanistan, 20 ans après le départ des talibans, les États-Unis durent abandonner le pays qu’ils n’avaient jamais réussi à stabiliser, signant par là le retour au pouvoir des talibans. Pour la population, en particulier les femmes, ce retour a rimé avec de nouveaux terrifiants reculs.

Il n’y a là que quelques exemples des conséquences de la prétendue guerre au terrorisme. Chaque intervention impérialiste ne fait que rajouter du chaos dans le monde sans jamais régler le moindre problème. Le développement des organisations terroristes en est la conséquence. Depuis toujours, la domination impérialiste ne signifie pour les populations que misère, guerre et barbarie et suscite révolte et vocations pour rejoindre des groupes armés. Les vagues d’attentats sanglants auxquels on a assisté dans le monde n’ont pas d’autres explications

Il reste que le pire terrorisme dans le monde est celui des États les plus puissants : les États impérialistes. Les guerres des États-Unis mais aussi celles d’Israél, qui est leur bras armé, en sont la démonstration. Sans oublier le terrorisme de l’État français qui s’est aussi illustré au Mali et au Sahel à partir de 2011, semant, là aussi, la désolation au point que les populations peuvent préférer n’importe quel dictateur à des régimes à genoux devant la France.

Depuis des années, le monde n’est qu’un immense champ de bataille. Pour se débarrasser de la barbarie permanente, aucune guerre menée par les maîtres du monde ne sera une solution. Ce n’est que de leur renversement qu’on peut espérer un autre avenir.

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