Après l’attentat de Trappes : un rassemblement bien encadré 04/11/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/11/P3-1_Panneau_%C3%A0_lentr%C3%A9e_de_la_manifestation_%C3%A0_Trappes_C_LO.jpg.420x236_q85_box-41%2C0%2C759%2C404_crop_detail.jpg 2026-11-04

Leur société

Après l’attentat de Trappes : un rassemblement bien encadré

Vendredi 30 octobre, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Trappes après l’attentat raciste du 23 octobre, qui a fait un mort et cinq blessés.

Illustration - un rassemblement bien encadré

L’émotion et la colère étaient palpables parmi les habitants venus rendre hommage aux victimes.

Beaucoup avaient le sentiment d’avoir frôlé la mort le 23 octobre ; à quelques minutes près, ils auraient pu eux aussi être ciblés pour leur couleur de peau ou leur origine. Mais ce rassemblement organisé par la mairie avait aussi un caractère politique bien cadré : fouilles à l’entrée de la zone délimitée, pancartes contrôlées, drapeaux et banderoles interdits à l’exception des drapeaux français distribués par les organisateurs. Il a même fallu argumenter pour qu’une pancarte portant l’inscription « Pour se débarrasser du racisme, il faut renverser le capitalisme » soit acceptée ! Aucune prise de parole politique en dehors de celle du maire n’était autorisée.

Dans son discours, le maire de Trappes a dénoncé la responsabilité du RN et des médias comme CNews dans la diffusion des idées racistes. Mais sa dénonciation, si ferme soit-elle, ne débouche que sur la défense d’une « République unie », allant jusqu’à invoquer De Gaulle et Chirac comme modèles.

Au fond, ce discours n’est guère différent de celui des représentants politiques de la droite qui étaient réunis le même jour dans la commune voisine de La Verrière pour célébrer eux aussi « l’unité nationale » contre le racisme. S’en remettre à de tels personnages, aux tribunaux et à la police pour lutter contre l’extrême droite serait une dangereuse illusion.

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