Baomarc – Argancy : des emplois menacés05/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3014-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-05-05

Dans les entreprises

Baomarc – Argancy : des emplois menacés

Les 250 travailleurs de l’entreprise Baomarc, à Argancy en Moselle, qui travaillent exclusivement pour l’usine Renault Sovab de Batilly, sont menacés de perdre leur emploi.

Ces travailleurs fabriquent les longerons, éléments de châssis pour le véhicule Master. Baomarc évoque depuis plus d’un an une trésorerie insuffisante pour fonctionner à cause des engagements non respectés de Renault en volume de commandes.

L’an dernier, une grève totale de 24 heures avait contraint Renault à renflouer les caisses de Baomarc pour continuer l’activité et faire redémarrer l’usine Sovab, complètement à l’arrêt suite à la grève. Mais la guerre économique a continué sur les prix des pièces et les contrats de volume de production entre Renault et Baosteel, auquel appartient Baomarc.

Ainsi un an après, le 27 avril, les travailleurs ont de nouveau commencé une grève totale. Et avant même que l’usine Sovab ne s’arrête par manque de longerons, Renault a apporté 2,5 millions d’euros, et un accord pour une aide de 100 000 euros sous forme d’activité partielle de longue durée (APLD-R) a été signé. La direction a payé la journée de grève mais les travailleurs demeurent inquiets pour leur avenir.

Des tractations sont maintenant en cours pour que l’usine Baomarc soit reprise par un autre équipementier comme Gestamp, GMD, Magna ou Proma, dont certains ont déjà visité le site d’Argancy.

Les grands groupes capitalistes règlent leurs comptes en faisant payer l’addition aux travailleurs : seule l’action de ceux-ci peut réussir à les faire reculer.

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