Bardella – Le Pen : pour la France… du capital05/05/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/05/P4-3_Le_Pen_Bou%C3%A9e_du_capitalisme_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-82%2C0%2C1148%2C600_crop_detail.jpg2026-05-05

Leur société

Bardella – Le Pen : pour la France… du capital

Après avoir rencontré les représentants du Medef et la moitié des dirigeants du CAC 40 en avril, le Rassemblement national a déroulé le tapis rouge au grand patronat lors de son traditionnel rassemblement du 1er Mai, dont le slogan était « Pour la France du travail ».

Illustration - pour la France… du capital

Pour commencer, Bardella et Le Pen ont versé des larmes de crocodile sur « le travail qui ne paie pas » pour faire croire que le sort des classes populaires les préoccupe. Mais, ils n’ont bien sûr pas dit un mot sur l’augmentation des salaires car ils savent que cela dérange au plus haut point le patronat. En revanche, ils ont une nouvelle fois annoncé qu’ils supprimeront les impôts dits de production, que Macron a déjà largement diminués.

Au total, ils promettent ainsi un cadeau annuel de plus de 100 milliards, avant tout au grand patronat. Et, toujours dans la continuité de Macron, Bardella et Le Pen ont confirmé qu’ils feront une nouvelle « loi de simplification des normes administratives » qui, comme les précédentes, simplifiera surtout la vie des capitalistes en quête de plus de profits.

Bardella-Le Pen ont fait l’éloge des trusts français, qu’ils appellent « nos champions nationaux » même si à l’instar de Stellantis, ils sont surtout champions des fermetures d’usines. Plus fort encore, concernant la hausse des prix de l’essence, ils n’ont pas eu un seul mot contre TotalEnergies qui a profité de la guerre au Moyen-Orient pour exploser les prix des carburants et ses profits.

Pour finir, les dirigeants du RN ont déroulé contre les immigrés ce qui est leur fonds de commerce habituel et qui permet de diviser les travailleurs. Ils ont assuré qu’ils rendront la vie encore plus difficile à cette catégorie de travailleurs, en leur supprimant les aides au logement, l’aide médicale d’État et en les expulsant encore plus rapidement. Ces mesures ne pourraient qu’aider encore plus les patrons à imposer des conditions de travail au rabais et des salaires plus bas, non seulement aux travailleurs immigrés, mais aussi à tous les travailleurs.

Plus le RN se pense proche du pouvoir, plus il cherche à prouver à la bourgeoisie qu’il saura la servir avec encore plus de servilité que les partis de droite et de gauche qui ont été au pouvoir avant lui.

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