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Dans les entreprises
CGI Bordeaux : une grève pour les salaires
Plusieurs dizaines de travailleurs de CGI, une société de sous- traitance en informatique implantée notamment à Bordeaux, ont fait grève mardi 8 septembre.
La journée avait été décidée en juin dernier, à la suite de débrayages qui, depuis avril, avaient pour but de protester contre le blocage des salaires. Pendant tout l’été, des slogans écrits sur des petits papiers ont fleuri sur le site, par exemple : « 1 % d’augmentation, c’est non ! » « Si tu veux la paie, prépare la grève »,… Et à la rentrée : « Notre colère n’a pas pris de vacances ! »
Mardi 8, environ 50 collègues, travaillant pour des clients différents, se sont donc retrouvés dans la cour du site, unis par la même colère contre les bas salaires : CGI refuse les augmentations collectives et l’enveloppe des augmentations, un 1,3 % annoncé juste avant la grève, a choqué et convaincu qu’il fallait se mobiliser. En assemblée générale, le mécontentement s’est exprimé contre le blocage des salaires, surtout avec l’augmentation des prix de l’essence, du gaz, de l’électricité et de l’alimentaire, mais aussi contre le travail qui s’intensifie et l’impression d’être à la chaîne, comme dans un fast-food. L’assemblée a aussi permis de revenir sur les revendications : aucun salaire en dessous de 43 000 euros par an (environ 2 500 euros net mensuels), une augmentation collective de 500 euros net par salarié et par mois et des salaires indexés sur l’inflation.
L’après-midi, une partie des grévistes a parcouru le bâtiment avec des pancartes trouvant le soutien des collègues qui n’étaient pas en grève, mais faisaient les mêmes constats.
Des collègues d’autres sites se sont aussi rassemblés pour dénoncer les bas salaires, à Paris, Lyon et Toulouse. À Bordeaux, la grève a été reconduite les deux jours suivants avec l’idée de proposer à d’autres salariés de rejoindre le mouvement. Même si la mobilisation a été plus faible, de nouveaux collègues sont venus.
Le nombre de grévistes n’était pas suffisant pour aller plus loin, alors la reprise du travail, vendredi 11 septembre, a été décidée à l’unanimité. L’idée de faire grève et de participer à la manifestation avec les services publics, le 29 septembre, fait son chemin.