Climat : un système en surchauffe 26/08/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/08/une_3030-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-08-26

Leur société

Climat : un système en surchauffe

La durée cumulée des vagues de chaleur de l’été a atteint le nombre record de 53 jours. C’est bien plus que le précédent sommet de 33 jours en 2022. Et encore, cela n’inclut pas les dix jours de canicule précoce fin mai.

Les causes de ce réchauffement du climat sont connues : émissions de gaz à effet de serre et combustion d’énergies fossiles telles que le charbon et les dérivés du pétrole. Les scientifiques ont depuis longtemps donné l’alerte et élaboré des modèles prédisant les conséquences pour le climat de la poursuite de telles émissions.

Mais, alors que l’Europe est déjà connue pour se réchauffer plus vite que la moyenne du globe, la chaleur y a dépassé cet été ce que prédisaient ces modèles. Les scientifiques cherchent à comprendre les raisons de ce phénomène. Mais ce n’est pas par ignorance que logements et écoles sont devenus des bouilloires thermiques faute de rénovation, que des hôpitaux ont été réduits à se partager quelques malheureux ventilateurs et climatiseurs, que des commandes de Canadair ont été annulées, ni que les patrons ont pu imposer aux travailleurs de continuer à venir se faire exploiter même sous les températures les plus extrêmes.

Alors que rien n’est fait pour atténuer les conséquences des canicules pour la population, il est encore plus vain d’espérer que cette société s’attaque aux causes du dérèglement climatique. Cela nécessiterait, non seulement de rogner le pouvoir des plus grands groupes, qui amassent aujourd’hui milliards sur milliards par la destruction de l’environnement en même temps que par l’exploitation du travail humain, mais de les mettre hors d’état de nuire. Pour cela, il faudra que les travailleurs prennent le pouvoir et les exproprient.

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