Énergie : chauffage hors de prix 04/11/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/11/une_3040-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-11-04

Leur société

Énergie : chauffage hors de prix

Avec l’approche de l’hiver et la chute des températures, la question du prix du chauffage vient s’ajouter à celles du prix du carburant et de la nourriture.

Avec une nouvelle hausse de 6,6 % au 1er novembre, le tarif indexé du gaz de ville a augmenté de 42 % depuis le début de l’année. Cela concerne autour de six millions de foyers. Pour les trois millions de ménages qui se chauffent au fioul, l’augmentation est de 65 % depuis janvier. Pour les millions d’autres familles populaires, en habitat collectif, la hausse des charges viendra après coup, mais on peut la prévoir douloureuse.

Pour faire face à ces augmentations vertigineuses, les mesures mise en avant par le gouvernement sont dérisoires. Le chèque énergie, versé sous conditions de revenus, est en moyenne de 153 euros, alors que le plein de fioul ou la facture de gaz pour un logement ouvrier individuel atteint désormais les 2 000 euros.

Donc, au moment où les profits des fournisseurs d’énergie, Total, Engie et les autres, atteignent des sommets, des familles populaires sont contraintes de limiter la température dans leur logement, de choisir entre se chauffer et se déplacer, de rogner sur toutes les dépenses, de s’endetter ou tout cela à la fois.

Ni les promesses électorales, ni les mesurettes ministérielles ne réchaufferont les travailleurs. Il n’y a pour eux qu’une unique garantie : avoir un salaire, une pension ou une allocation qui permettent de vivre et qui soient réévalués au fur et à mesure de la hausse des prix.

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