États-Unis : barbarie dans les geôles 16/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3033-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-16

Dans le monde

États-Unis : barbarie dans les geôles

L’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a permis de rappeler que les États-Unis maintiennent de supposés djihadistes en détention depuis 25 ans, parfois sans jugement, dans des conditions barbares.

Ainsi Zacarias Moussaoui, membre français d’Al-Qaïda, a été condamné à la prison à perpétuité en 2006, pour ne pas avoir dénoncé le projet d’attentat contre le World Trade center, auquel il n’a pas participé car déjà arrêté. Depuis 25 ans, il est détenu dans une prison de haute sécurité du Colorado, enfermé seul 23 heures sur 24 dans une cellule de 7 m² où le mobilier est en béton et les murs recouvert d’un matériau isophonique. Il effectue sa promenade seul, pieds et mains enchaînés, et n’a droit qu’à un appel téléphonique par mois avec sa vieille mère qui réside en France. Ses demandes de transfert pour purger sa peine en France ont été refusées.

Malgré les promesses des présidents américains depuis Obama en 2008, la sinistre prison militaire de Guantánamo, sur l’île de Cuba, n’a pas été fermée et une quinzaine de prisonniers y croupissent toujours, sans avoir jamais été jugés. Parmi eux se trouve Khalid Cheikh Mohammed, accusé d’être le cerveau des attentats du 11 septembre, dont le procès, sans cesse reporté, n’aura sans doute jamais lieu.

La majorité des centaines d’étrangers détenus à Guantánamo ont été renvoyés sans jugement vers des pays tiers après parfois 10 ou 15 ans de détention arbitraire, sans excuses ni dédommagements. La plupart de ces prisonniers, parfois des adolescents, ont été kidnappés en Afghanistan ou au Pakistan en 2001. Ils n’avaient aucun rapport avec Al Qaïda et le terrorisme mais juste le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Beaucoup ont été torturés, traités comme des animaux en cage, à Guantánamo ou dans l’un des nombreux centres de torture de la CIA où ils ont transité, en particulier en Pologne, en Roumanie ou en Ukraine. Voilà les méthodes ordinaires de ceux qui se posent en chefs du monde libre et démocratique.

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