Le génocide à Gaza documenté 16/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3033-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-16

Dans le monde

Le génocide à Gaza documenté

Le 12 septembre, le prix spécial du jury de la Mostra de Venise a couronné le documentaire Naza, de Rachel Szort et Yuval Abraham.

Naza est l’acronyme utilisé par l’armée israélienne pour désigner ce que d’autres nomment les victimes collatérales. Les deux journalistes-réalisateurs ont interrogé 24 militaires et membres des services de renseignement quant aux dizaines de milliers de victimes civiles « collatérales » causées dans les opérations dites d’éradication du Hamas, à Gaza.

Leurs réponses sont éloquentes. Un militaire déclare par exemple qu’il lui est arrivé de tuer 500 personnes pour en toucher une et que ce risque était connu et assumé par ses supérieurs ; un autre admet qu’il s’agit d’un génocide, c’est-à-dire de la tentative d’exterminer toute une population ; un autre raconte comment l’écoute systématique de toutes les conversations téléphoniques par de puissants ordinateurs permet de déclencher le bombardement immédiat d’un logement après la phrase d’un enfant, « papa est à la maison ».

Le gouvernement israélien a accusé les deux cinéastes de « trahison », il veut leur retirer la nationalité israélienne et les accuse de rechercher les « applaudissements des antisémites du monde entier ». L’armée a évidemment tout nié et a entamé une enquête pour connaître l’identité des témoins interrogés. Et, devant l’accusation d’utiliser l’intelligence artificielle pour cibler et assassiner sans état d’âme, la hiérarchie militaire précise que « la sélection et l’approbation des frappes sont faites par du personnel humain ».

Humain, vraiment ?

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