Hôpital Beaujon – Clichy : “ l’esclavage, c’est fini ”05/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3014-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-05-05

Dans les entreprises

Hôpital Beaujon – Clichy : “ l’esclavage, c’est fini ”

Le 25 mars, la société Arc-en-ciel qui avait remporté le dernier appel d’offres pour faire le ménage à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, a été mise en liquidation judiciaire.

L’entreprise Challancin a été nommée pour six mois en attendant le résultat du nouvel appel d’offres, mais l’attitude de la direction a déclenché une grève du personnel.

Dès le premier jour, les problèmes ont commencé. Plusieurs travailleurs n’ont pas été repris car leur titre de séjour n’avait pas encore été renouvelé par la préfecture. Le nouvel avenant au contrat de travail ne mentionnait pas tous les acquis. Quant aux conditions de travail, ce n’était pas mieux. Une seule blouse a été donnée au lieu des cinq réglementaires, une machine à laver domestique a été livrée pour laver les bandeaux de ménage et... les blouses. Le matériel est insuffisant et les chariots sont bons pour le rebut. De plus, la dernière paie a été celle de février ! En effet, le liquidateur judiciaire n’a pas réglé celle de mars et Challancin n’a versé qu’à une poignée de salariés la part de fin mars.

Les entrevues entre les représentants du personnel et les responsables de Challancin n’ont apporté aucune solution et, jeudi 23 avril, la grève fut décidée. Les grévistes ont occupé le hall de l’hôpital, avec le syndicat FO Nettoyage-propreté. Une banderole, des affiches et des slogans disant « Challancin doit payer, l’esclavage c’est fini »... informent le personnel de l’hôpital, les patients et les visiteurs. Des distributions de tracts et des interventions dans l’allée de l’hôpital ont également popularisé la grève.

Le directeur de l’hôpital a osé dire aux grévistes qu’il ne pouvait rien faire pour eux car il s’occupe de la gestion de l’hôpital alors que leurs problèmes concernaient leur employeur, tout en leur disant de faire moins de bruit ! Comme s’il n’était pour rien dans la nomination des entreprises sous-traitantes !

Vendredi 30 avril, les grévistes sont allés manifester sous les fenêtres du siège de Challancin. Au bout d’une heure de bruyante manifestation, la direction a reçu une délégation et des représentants syndicaux, qui ont fini par descendre présenter aux grévistes restés devant le siège le protocole de fin de grève mentionnant les acquis précédents avant de remonter le signer avec leur assentiment.

Pendant cette semaine de grève, l’équipe du matin et de l’après-midi se sont retrouvées réunies dans l’action. Grâce à leur solidarité et leur unité, les intimidations et les menaces des responsables de Challancin n’ont pas entamé la détermination des grévistes.

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