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Industries électrique et gazière : succès de la grève
Les électriciens et gaziers étaient massivement en grève, mardi 15 septembre, contre la volonté du gouvernement de remettre en question le « tarif agent », qui permet de payer moins cher l’énergie qu’ils utilisent à domicile.

Ce tarif, qui existe depuis 1946, fait partie de leur rémunération et ne compense absolument pas la faiblesse des salaires des travailleurs de l’énergie. Ils en ont assez des campagnes visant à les présenter comme des privilégiés, ce qu’ils ne sont pas plus que les paysans qui mangent les tomates qu’ils produisent ou le fromage issu du lait de leurs vaches ! La remise en cause de ce tarif entraînerait une chute insupportable du pouvoir d’achat des 300 000 actifs et retraités de la branche. Mais le succès de cette journée montre que le gouvernement est bien loin d’avoir gagné la partie.
Selon la direction elle-même, 59% des travailleurs d’EDF SA (hors filiales) étaient en grève à la mi-journée. Sur Enedis, elle recensait 80,4% de grévistes. La participation est « historique » selon les syndicats, supérieure à la précédente grève de 2011, déjà face à la même menace.
Par exemple, dans la centrale de Gravelines, la plus grande de France, 80% des travailleurs étaient en grève. Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans le pays, notamment à Paris avec 600 travailleurs. À la centrale de Cattenom, en Moselle, près de 300 travailleurs se sont réunis devant la centrale et sont ensuite partis en manifestation vers la sous-préfecture, rejoints par des salariés d’Enedis.
Le Groupe EDF affiche 5,2 milliards d’euros de bénéfice net sur les six premiers mois. Il ne peut être question de toucher à la rémunération des travailleurs de l’énergie. Il faut au contraire prendre sur les profits pour augmenter les salaires et les indexer sur les prix. Le succès du 15 septembre peut être un premier pas.