Ce n’est pas aux travailleurs de payer ! 16/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3033-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-16

Leur société

Ce n’est pas aux travailleurs de payer !

En pleine préparation du budget 2027, l’Insee a annoncé, le 10 septembre, que la croissance du PIB en France pour 2026 serait de 0,4 % au lieu du 1 % anticipé par le gouvernement.

Le lendemain, le ministre de l’Économie, dans une mise en scène très orchestrée, annonçait, lui, 0,5 % de croissance, alimentant une campagne de presse sur « la France en panne sèche », comme titrait Le Figaro. Au moment où le gouvernment cuisine les attaques contre les classes populaires pour le budget 2027 et serine qu’il n’y a plus de sous dans les caisses de l’État, l’annonce d’une croissance quasi à l’arrêt ne pouvait mieux tomber.

Ce n’est certes pas une invention : le « marasme économique », pour reprendre une expression chère aux journalistes ces derniers jours, est une réalité. Ainsi, l’AGS, le régime de garantie des salaires, annonce une vague de faillites d’entreprises inédite en 2026, entre 70 et 75 000. Le chômage est d’ailleurs reparti à la hausse, avec une prévision de 8,6 %, pour la fin de l’année, au lieu de 8,3 % actuellement, selon l’Insee.

Pour les travailleurs et les classes populaires, point besoin de ces prévisions et statistiques pour vivre « le marasme » et la « panne sèche » en raison de l’envolée des prix, en particulier des carburants, la dégradation des conditions de travail et la menace de perdre son emploi.

Mais justement, pour ceux qui sont aux commandes de cette société, pour les capitalistes, comment peut-on parler de marasme, alors que, cet été, les principaux groupes du CAC 40 ont annoncé des profits record ? En fait, les capitalistes font payer la crise de leur système aux travailleurs et aux classes populaires en s’en prenant aux emplois et aux salaires, en faisant s’envoler les prix et en captant toujours plus d’argent public pour leur servir de béquilles, pour ne pas dire de chaise roulante.

Cette campagne, relayée par les médias, ne vise qu’à faire accepter aux travailleurs la dégradation de leurs conditions de vie. Il n’y a aucune raison que les travailleurs se sacrifient pour les profits des patrons !

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