La Poste – Lyon : tout est bon pour voler les travailleurs 04/11/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/11/une_3040-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-11-04

Dans les entreprises

La Poste – Lyon : tout est bon pour voler les travailleurs

Les manifestations des samedi 17 et 24 octobre ont fourni à La Poste de Lyon le prétexte pour une nouvelle attaque.

La direction a en effet décidé de fermer les sites de Bellecour et du 3e arrondissement ces deux jours en raison des risques de dégradations. Elle utilise cette fermeture, qu’elle a elle-même imposée, pour exiger que les facteurs compensent les heures non travaillées soit en posant un jour de congé, soit en revenant travailler sur un jour de repos.

Elle reproduit ainsi la même opération qu’elle avait tenté avec les facteurs de la région de Bordeaux cet été, quand des zones avaient été évacuées à cause des incendies. C’est une double arnaque, car le travail doit de toute façon être rattrapé en début de semaine suivante. Beaucoup de postiers sont indignés de devoir perdre un jour de vacances alors que celles-ci sont déjà trop rares, et plusieurs comptent refuser de se plier à l’injonction.

Cette attaque supplémentaire intervient dans un climat déjà tendu, notamment à Bellecour, depuis une énième réorganisation au mois de juin qui a fait exploser la charge de travail. Rien que chez les facteurs courrier-colis, six tournées sur une cinquantaine ont été supprimées cette fois-ci. La direction enchaîne les idées tordues pour faire faire plus de travail à moins de personnes. Dernier exemple en date : elle a monté des tournées à effectuer en trinôme où deux facteurs alternent sur un parcours, tandis qu’un troisième doit en couvrir plusieurs avec les envois prioritaires et les publicités.

La hiérarchie accompagne cette politique en mettant la pression sur les nouveaux facteurs ou les moins rapides, jusqu’à menacer de se débarrasser d’eux. Les travailleurs sont de plus en plus stressés et fatigués, et la colère monte à mesure de la dégradation des conditions de travail et des réorganisations permanentes. Les discussions se multiplient sur cette situation qui empire, fournissant autant d’occasions de se convaincre qu’il faudra imposer à La Poste de ravaler son mépris et ses attaques.

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