Pouvoir d‘achat : les salaires et la vie des travailleurs d’abord ! 16/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3033-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-16

Leur société

Pouvoir d‘achat : les salaires et la vie des travailleurs d’abord !

Tout augmente : l’alimentation, le fuel, l’essence, les loyers, les impôts locaux… sauf les salaires.

Les porte-parole du patronat expliquent que l’économie ne supporterait pas des augmentations de salaires. Ceux qui rabâchent cela se moquent bien de savoir comment les familles populaires font pour se nourrir, pour survivre avec des salaires au smic, ou des allocations de quelques centaines d’euros par mois. Mais en plus c’est un mensonge. La société dégouline de richesses... qui restent dans les poches d’une infime minorité.

Pour l’année 2025, les actionnaires des plus grandes entreprises du pays, celles du CAC 40, vont toucher 107 milliards de dividendes. Alors même que les bénéfices de ces entreprises sont légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente, ces dividendes sont en hausse. Ces sommes folles ne servent pas à investir dans l’entreprise, ni à garantir son avenir, ni à payer le travail de qui que ce soit. Ce sont juste les intérêts touchés par ceux qui n’ont fait que l’effort de placer leur fortune dans une de ces entreprises et qui ne se donnent que la peine de réclamer que les cadences augmentent, que les salaires restent bloqués, afin que leurs dividendes grandissent d’année en année.

Cent sept milliards, cela représente l’équivalent du salaire annuel de 2,6 millions de travailleurs payés 2 000 euros net par mois, en comptant les cotisations sociales. C’est à cause de ces profits exorbitants, de ce parasitisme que la masse des travailleurs vit de plus en plus mal.

Ce sont les employeurs, les patrons qui imposent ces salaires de misère, en jouant sur la concurrence entre travailleurs et la peur du chômage. Alors, à eux de trouver l’argent nécessaire pour que ceux qui créent toutes les richesses aient des salaires qui leur permettent de nourrir leurs enfants, de remplir leur frigo, de payer leur loyer et de faire le plein !

Il y a toutes les raisons de se mobiliser pour arracher de véritables augmentations des salaires et des pensions, de plusieurs centaines d’euros tout de suite. Et pour se prémunir pour la suite, il faudra imposer que les salaires suivent la hausse des prix, l’échelle mobile des salaires et des pensions. Pour obtenir gain de cause, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs propres forces, leurs propres luttes. Aucun gouvernement ne le fera à leur place et le patronat ne cédera que face à une mobilisation déterminée et massive.

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