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Leur société
Vierzon : l’esclavage selon le maire
Le nouveau maire d’extrême droite de Vierzon a annulé la commémoration de la Journée de l’abolition de l’esclavage le 10 mai, au motif que l’esclavage est « un fait historique qui n’a aucun lien avec le présent ».
À Vierzon, ville d’ancienne tradition communiste, beaucoup ne pensent absolument pas ainsi et ressentent le geste du maire comme une véritable insulte.
La mairie ose parler d’une économie à faire car elle est endettée de plusieurs dizaines de millions d’euros. Mais la cérémonie ne coûtait que 1 500 euros et consistait essentiellement en dépôt d’une gerbe de fleurs.
L’extrême droite racole des électeurs tous azimuts. Que des nostalgiques du temps des colonies et de l’esclavage votent pour elle, cela n’a rien d’étonnant. Le geste du maire de Vierzon, même symbolique, montre que l’extrême droite n’hésite pas à se servir des positions acquises pour cibler des boucs émissaires, humilier les uns en flattant les autres avec des idées abjectes.
Quant à dire que l’esclavage n’aurait aucun lien avec le présent, c’est vouloir faire oublier que la classe capitaliste de France et d’Europe occidentale a amassé une fortune via la traite des esclaves. Avec ces capitaux, elle a créé des usines où un autre type d’esclavage a eu cours et a toujours cours, l’esclavage salarié, celui des temps modernes. Le rappeler, même un seul jour, a donc de quoi donner des boutons au maire de Vierzon.