Institut Agro d'Angers : Etudiants révoltés et mobilisés 11/10/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/10/Agro_angers.jpg.420x236_q85_box-0%2C77%2C1200%2C752_crop_detail.jpg 2026-10-11

Brève

Institut Agro d'Angers

Etudiants révoltés et mobilisés

Illustration - Etudiants révoltés et mobilisés

Mercredi 7 octobre, les étudiants de l’Institut Agro d’Angers ont bloqué leur campus, en soutien au mouvement lycéen et contre la dégradation des conditions d’enseignement dans le supérieur.

Lundi 5, une vingtaine d’étudiants sur 500 se sont réunis en assemblée générale devant l’établissement, dont l’accès leur était interdit. Ils ont été 40 à rejoindre la grande manifestation du lendemain. Le soir, grâce à l’intervention d’enseignants auprès de l’administration, une salle leur a été ouverte et le blocage, une première dans l’école, a été voté.

Mercredi, dès 7h00, les bâtiments étaient fermés et l’entrée couverte de slogans : « étudiants, alternants, école en manque de financements » ; « ils veulent 1939, on leur donne 1968 » ; « cultiver les esprits pour faire grandir l’avenir » ; « l’écologie sans lutte de classe c’est du jardinage gamberge » ; « quand les milliardaires s’enrichissent, les trous dans les plafonds grossissent ».

L'après-midi a été consacrée à tracter devant les écoles voisines. Le blocage a été reconduit vendredi 9, avec la solidarité d’une partie du personnel. Entre 100 et 150 étudiants ont participé à l’AG de 9h, en présence de la presse locale. Une député LREM du Maine-et-Loire, invitée sur place, a été mise en face de ses contradictions par des jeunes bien informés !

Des ateliers se sont tenus sur la conduite à avoir en cas d’arrestation ; un repas a réuni 200 personnes dont des étudiants de Polytech qui bloquaient aussi leur école, le tout dans une ambiance combative et conviviale. Le moral était là, d’autant plus que les étudiants des autres campus Institut Agro, à Rennes, Dijon et Montpellier, étaient mobilisés en même temps.

Enthousiasme à discuter et mener des actions collectives, débats qui dépassent les revendications lycéennes et étudiantes pour questionner l’organisation de toute la société : les premiers jours de lutte ont été bien remplis. Rien que cette expérience est un encouragement pour les combats des jours à venir !

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