Renault – Flins (78) : La direction vise la fermeture 10/09/2026 2026 Brèves /static/common/img/contenu-min.jpg 2026-09-10

Brève

Renault – Flins (78)

La direction vise la fermeture

À l’usine de Flins, dans les Yvelines, en guise de vœux de rentrée, la direction du groupe Renault a annoncé le 31 août l’arrêt d’un projet d’investissement qu’elle avait beaucoup vanté. La reconstruction du secteur de la cataphorèse, qui devait perpétuer la production de pièces automobiles dans cette usine, est abandonné.

Présenté par la direction locale comme pouvant assurer l’avenir de l’usine et des 2 000 travailleurs – 3 000 même d’ici à 2030, promettait-elle –, le projet est désormais à la poubelle. Au-delà des 150 travailleurs de la cataphorèse, tous ceux de l’emboutissage, de la tôlerie et du magasin de pièces de rechange sont directement menacés. Et ce ne sont pas les activités de recyclage, pompeusement baptisées « économie circulaire » par Renault, ni la présence des quelques start-up hébergées sur le site, qui pourront justifier aux yeux des patrons le maintien d’une grande usine à Flins.

Depuis la fin de la fabrication de la Zoe, en mars 2024, le discours de la direction n’a été qu’une suite de mensonges. Disparus la fabrication d'une nouvelle voiture, la filiale Hyvia et la production de batteries à l’hydrogène, les promesses d’emplois, le nouveau magasin de pièces de rechange et les ouvriers des secteurs de préparation des pièces qui auraient eu du travail pour les dix années suivantes… La réalité ce sont des pressions permanentes pour accélérer la cadence au mépris des risques d’accidents, pour éviter d’avoir à fournir les outils ou équipements nécessaires, pour faire travailler malgré les températures insupportables. Vider l’usine de ses salariés semble être le fond de la politique de la direction. 

L’inquiétude est générale dans l’usine et nombre de ceux qui étaient tentés de croire aux mensonges de la direction sont à présent confrontés à la vérité des prix. Les patrons se gardent cependant d’employer le mot « fermeture », tant ils craignent la réaction des premiers concernés, les 2 000 travailleuses et travailleurs dont l’emploi est menacé directement, ceux de la sous-traitance et les intérimaires.

Tous ces travailleurs ont enrichi Renault et ses actionnaires, les confortables « résultats nets » du premier semestre 2026, son « free cash flow » attendu d’un milliard d’euros, et davantage encore les milliards accumulés toutes ces années. Renault peut et devra payer pour qu’aucun, aucune, ne se retrouve sans rien, sans revenu, avec ses traites, ses dettes et ses dépenses en hausse. En nombre sur le site, entourés de camarades subissant les mêmes menaces, chez Renault comme non loin de là chez Stellantis à Poissy, ils doivent prendre les choses en main pour défendre leur droit à l’existence.

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