- Accueil
- Île-de-France
- Croix-Saint-Simon (Paris 20e) : Bientôt bradé au privé ?
Brève
Croix-Saint-Simon (Paris 20e)
Bientôt bradé au privé ?

L’annonce brutale de la cessation d’activité de toutes les structures de la Fondation Œuvre de la Croix-Saint-Simon a choqué les 1 800 salariés menacés de perdre leur emploi, et tous ceux qui ont recours à ses soins hospitaliers et sociaux, majoritairement dans l’est parisien. Créée en 1906 par Marie de Miribel, une infirmière touchée par la misère de la population ouvrière du 20° arrondissement la Fondation s’est élargie pour compter actuellement 66 structures. La plupart de celles-ci vont être convoitées par le secteur privé.
Un plan de redressement portant sur la seule cessation d’activité des crèches a été refusé par les administrateurs, la Fondation affichant 12 millions d’euros de déficit qu’elle serait incapable de rembourser. Ce déficit provient essentiellement d’une hausse des charges et d’une baisse des aides de l’État depuis le Covid. Pour rembourser la dette dont il est en grande partie responsable, celui-ci pourrait donc facilement trouver les ressources, pour peu qu’il en ait la volonté. La santé n’a pas à être « rentable », alors que la politique du gouvernement est au contraire de faire des économies en s’attaquant aux hôpitaux publics et à des centres de soins indispensables tels que ceux de la Croix-Saint-Simon.
La colère des salariés ainsi que le soutien des parisiens ont commencé à se faire entendre.