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Brève
Debré ou de loin : on n'en veut pas
La visite du premier ministre Lecornu le 7 mai à Toulouse a été de courte durée.
Après avoir réaffirmé le matin l'engagement de l'État concernant le financement du LGV, il s'apprêtait déjà à inaugurer la nouvelle cité administrative avec toute la crème politique locale après avoir pris soin d'éloigner par toute une série de mesures à sa disposition (interdiction de manifester- mobilisation massive de CRS - drones) tous ceux qui auraient pu gâcher leur petite fête.
Las, tout ce déploiement de forces de l'ordre a provoqué l'effet inverse, puisque les syndicats ont appelé les travailleurs de la cité à manifester leur opposition à la politique anti ouvrière du gouvernement, colère qui a encore augmenté d'un cran quand ces derniers ont appris que l'administration avait décidé de baptiser la nouvelle cité du nom de Michel Debré.
Cet ancien haut fonctionnaire vichyste, rallié comme d’autres à la résistance gaulliste, ministre de De Gaulle, député de La Réunion, s'est illustré par ses prises de positions colonialistes et anti ouvrières. Il a organisé un système d’éloignement de dizaines de milliers de Réunionnais via le Bumidom. Il s’opposait à l'abolition de la peine de mort et à la légalisation de l'avortement dans l’Hexagone mais a couvert les stérilisations forcées et la déportation de 2150 enfants réunionnais exilés dans la Creuse et dans 83 départements français.
Un nom honni aussi bien par les exploités de France que par ceux d'Outre Mer !