Lutte ouvrière : «Nos Listes, à Compiègne et à Margny-lès-Compiègne, c’est 72 travailleuses et travailleurs»22/02/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/02/compiegne-municipales-lutte-ouvriere-liste-1024x575.jpg.webp.420x236_q85_box-0%2C2%2C1019%2C575_crop_detail.jpg

Article de presse

Compiègne et Margny-lès-Compiègne (Oise)

Lutte ouvrière : «Nos Listes, à Compiègne et à Margny-lès-Compiègne, c’est 72 travailleuses et travailleurs»

Illustration - Lutte ouvrière : «Nos Listes, à Compiègne et à Margny-lès-Compiègne, c’est 72 travailleuses et travailleurs»

Les candidats de Lutte ouvrière à Margny et Compiègne ont tenu une conférence de presse, avant une réunion publique samedi 7 mars.
Par Guillaume Grasset (extraits)

Lutte ouvrière présentera des listes à Compiègne et Margny-lès-Compiègne (...)

(...) À Compiègne, Jean-Marc Iskin, ouvrier, mènera la liste, avec pour numéro 2 Hélène Becherini, enseignante. À Margny-lès-Compiègne, l’enseignant Gwec’hen Maudet sera tête de liste, avec pour numéro 2 Laurette Brun, couturière (absente).

Pour le reste des deux listes, on verra plus tard. «Nos Listes, à Compiègne et à Margny-lès-Compiègne, c’est 72 travailleuses et travailleurs, dit Jean-Marc Iskin. Ils sont : ouvrier, couturière, aide-soignante, enseignant, agent d’entretien, éducateur, cariste, manutentionnaire, AESH… Il n’y a pas de notables, ni de politicien désireux de faire carrière. Ce sont des travailleuses et des travailleurs décidés à faire entendre leur colère, leurs intérêts et leur conviction qu’il faut changer cette société de fond en comble.»

«Le capitalisme, c’est la guerre»
L’important, estiment les candidats, est de rappeler les priorités du camp des travailleurs. «Nos listes permettent d’affirmer que nous n’acceptons pas l’évolution de la société, poursuit Jean-Marc Iskin. Parce qu’aucun travailleur ne doit se résigner à devoir compter chaque euro, à se priver de loisirs, à rogner sur les dépenses de santé, à réduire le chauffage dans leur logement alors qu’ils se lèvent tôt ou rentrent tard… Et cela pour toucher un salaire trop faible. Ou une retraite trop faible après pourtant des dizaines d’années de travail. Cette liste exprime la révolte face aux heures d’attente aux urgences, aux difficultés pour pouvoir se soigner, aux classes surchargées dans les écoles pendant que le gouvernement verse des centaines de milliards d’argent publics aux capitalistes et trouve des dizaines de milliards pour l’armée.»

Les candidats de Lutte Ouvrière n’acceptent pas l’augmentation du budget militaire de 6,7 milliards. (...)

(...) «Le monde ouvrier paie la crise économique de plein fouet»
«La crise économique est payée de plein fouet par le monde ouvrier, indique Jean-Marc Iskin. Pourtant, la fortune des capitalistes explose. Ce sont des milliards qui remplissent les coffres-forts des actionnaires des grandes entreprises. Et pour que les profits soient toujours plus importants, les travailleurs sont confrontés à une exploitation de plus en plus dure.»

«Ici à Compiègne, les patrons de Chanel, les deux frères Wertheimer, sont richissimes. Ils occupent les 3e et 4e places dans le classement des plus grandes fortunes : 33,2 milliards d’euros chacun. C’est une fortune accumulée sur l’exploitation du travail de centaines de salariés depuis des décennies. Colgate, autre exemple, qui a une usine dans la zone industrielle de Compiègne distribue des dividendes à ses actionnaires. Mais les salaires ne suivent pas l’augmentation des prix, et elle fait appel à grand nombre d’intérimaires qu’elle devrait embaucher. Les profits devraient servir aux salaires et à l’emploi.»

«Des élus Lutte ouvrière seraient utiles dans une commune»
Des élus LO communistes révolutionnaires seraient utiles dans une commune, estiment-ils. Le programme qu’ils développent lors de cette conférence de presse est «un programme local». «Des élus LO seraient les porte-voix des luttes des travailleurs, des chômeurs des habitants des cités de Compiègne. Ils permettraient aussi d’organiser leurs luttes contre le travail précaire, contre des expulsions, et bien d’autres problèmes encore. Tous les problèmes vitaux auxquels nous sommes confrontés tous les jours, la difficulté à payer ses factures à se nourrir, à se loger…»

«Le local et le national sont liés, reprend Hélène Becherini.

Les problèmes des travailleurs sont les faibles salaires, le logements, l’emploi, l’accès aux soins. Les communes n’ont pas de pouvoir sur ses problèmes. Mais le changement viendra d’en bas. Il n’y a qu’une société de travailleurs qui pourraient s’organiser pour régler les problèmes.» (...)

(...) Nos seuls ennemis sont les capitalistes
Les salaires, les pensions, les allocations doivent augmenter et être indexés sur les prix. Contre le chômage, il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire. «Toutes ces mesures doivent être financées par les profits patronaux qui exploitent et dressent les peuples les uns contre les autres. L’argent existe et pour le prouver, il faudra imposer le contrôle sur les comptes des entreprises.»

«Nous rejetons le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et tout ce qui divise les travailleurs. Nos seuls ennemis sont les capitalistes qui exploitent et dressent les peuples les uns contre les autres. Que l’on soit en activité, au chômage ou à la retraite, et quels que soient notre secteur, notre origine et notre couleur de peau, nous appartenons au même camp, celui des travailleurs qui font tout fonctionner dans la société, et qui doivent la diriger.»

Nous sommes communistes révolutionnaires»
Les candidats évoquent le cas d’une colistière. Elle occupe deux boulots : Aesh et femme de ménage, pour payer un loyer de 1086€. (...)

(...) A Colgate, dit un colistier, on est passé de 23 ouvriers à 3 sur une chaîne de production. «On produit des richesses et on devrait pouvoir vivre correctement», dit Gwec’hen Maudet.

«On veut des élus : on saurait quoi en faire, conclut Hélène Becherini. Beaucoup de travailleurs n’ont pas le droit de vote car ils viennent hors de l’Union Européenne. C’est choquant. Dans une usine, on peut avoir beaucoup de nationalités. On est internationalistes.» 

Samedi 7 mars à 15h à la salle municipale Notre-Dame de la Source (angle des rues Lavoisier et Morançais, à Compiègne, réunion publique des listes Lutte ouvrière (Compiègne et Margny-lès-Compiègne).

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